L'Écho: BRAFA 2018

L'Écho: BRAFA 2018

Judith Benhamou-Huet pour L'Écho - 25 Janvier 2018

Une ambiance conviviale

La foire belge d'antiquités, Brafa, existe depuis soixante-deux ans. Elle a changé non seulement de lieu (elle se trouve aujourd'hui dans l'immense complexe Tour & Taxis de Bruxelles), mais encore, à de nombreuses reprises, de formule. Pour la situer dans l' offre européenne pléthorique actuelle, elle est composée de 134 exposants qui couvrent des domaines aussi variés que l'antiquité, les Arts décoratifs, l'art primitif ou l' art contemporain. Son président Harold t'Kint de Roodenbeke, insiste sur le fait que cet évènement est « éclectique et convivial. Nous présentons toutes les spécialités ensemble et sans séparation afin que le visiteur puisse découvrir des objets auxquels il ne s'intéresserait pas ordinairement. L'ambiance est décontractée. Nous sommes les seuls à offrir des frites lors du vernissage ».

Une gamme moyenne de prix

Mis à part les spécialités culinaires locales, la foire a aussi pris en force dans les dernières années dans le domaine de l'art du XXe siècle. Il est principalement animé ici de professionnels qu'on voit peu dans les grandes manifestations et qui représentent la gamme moyenne du marché en termes de prix. Le problème de la Brafa tient cependant au fait que l'offre y soit particulièrement inégale. Ici on peut découvrir de petits trésors mais hélas ils côtoient aussi des oeuvres très médiocres. 

Des oeuvres rares

La galerie Maruani Mercier de Bruxelles présente une image frappante en grand format de Barbara Kruger (née en 1945) l'artiste américaine conceptuelle qui s'inspire du vocabulaire de la publicité. Ici en 2012 elle a marqué sur un visage de femme en noir et blanc en pleurs, imprimé sur 2,9 mètres, un émoji souriant en rouge. C'est alors la première fois qu'elle n'utilise plus des slogans dans ses compositions  

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Barbara Kruger - Tears