L’année montréalaise de Manuel Mathieu

L’année montréalaise de Manuel Mathieu

Eric Clément pour La Presse - 18 janvier 2020

Si Manuel Mathieu s’est d’abord distingué en Europe, en Asie et aux États-Unis, 2020 sera sa première grande année montréalaise. Le peintre haïtien de 33 ans aura droit à son premier solo muséal, au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), et à des expositions collectives au Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) et à la Fondation Phi.

Le 6 janvier, Manuel Mathieu a écrit sur Instagram « Making art with the same urgency that the world is destroying itself ». Actuellement en résidence en Allemagne, il dit avoir été très perturbé par l’actualité internationale. Les incendies en Australie, l’intervention américaine en Iran, l’avion ukrainien abattu à Téhéran, la crise politique et sociale en Haïti…

« Le bordel en Haïti, ça me révolte, car je sais physiquement ce que ça signifie », dit l’artiste haïtien arrivé au Québec en 2005, pour étudier et rejoindre sa grand-mère Marie-Solange Apollon qui avait fui auparavant la dictature Duvalier. « Mais quand je vois en plus la destruction de notre écosystème qui va être de plus en plus violente, je me sens impuissant. »

Ces réflexions ont induit un sentiment d’urgence à Manuel Mathieu qui a adopté une nouvelle piste créative. De la même manière qu’à la suite du traumatisme qu’il avait subi en 2015 lors d’un accident de la route, sa perception et sa démarche avaient changé.

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Source: 
La Presse
Manuel Mathieu